AccueilBlog → Classification MDR dispositifs médicaux
MEDTECH & RÉGLEMENTATION

Classification MDR dispositifs médicaux : classes I, IIa, IIb, III expliquées

Le règlement européen MDR (Medical Device Regulation) classe chaque dispositif médical selon son niveau de risque. Cette classe détermine les exigences documentaires, les organismes notifiés impliqués et le contenu de votre dossier technique. Voici comment vous situer.

⚠️ À retenir : le règlement (UE) 2017/745 (MDR) a remplacé les anciennes directives DDM/DM depuis 2021, avec des exigences documentaires renforcées, notamment pour le suivi clinique post-commercialisation.

1. Pourquoi la classification détermine tout le reste

La classe attribuée à un dispositif médical (I, IIa, IIb ou III) conditionne directement : le type d'évaluation de conformité à suivre, l'obligation ou non de faire intervenir un organisme notifié, le niveau de détail attendu dans le dossier technique, et les exigences de surveillance après mise sur le marché.

Une erreur de classification peut retarder considérablement la mise sur le marché, ou pire, exposer le fabricant à un retrait de produit si l'organisme notifié ou l'autorité compétente la remet en cause a posteriori.

2. Les 4 classes de dispositifs médicaux

Classe IRisque faible
Compresses, fauteuils roulants manuels, lunettes correctrices. Auto-certification par le fabricant dans la majorité des cas (sauf fonction de mesurage ou stérilité).
Classe IIaRisque modéré
Seringues, appareils auditifs, lentilles de contact. Intervention d'un organisme notifié requise pour l'évaluation de conformité.
Classe IIbRisque élevé
Respirateurs, pompes à perfusion, dispositifs de contraception. Contrôle renforcé de l'organisme notifié, y compris sur la conception.
Classe IIIRisque critique
Implants actifs, prothèses de hanche, stents. Évaluation la plus stricte, avec examen de la conception par l'organisme notifié et suivi clinique approfondi.

3. Les critères de classification (règles de l'annexe VIII)

L'annexe VIII du règlement MDR fixe 22 règles de classification, articulées autour de plusieurs critères principaux :

  • Durée d'utilisation — passagère (moins de 60 min), court terme (jusqu'à 30 jours) ou long terme
  • Caractère invasif — non invasif, invasif par un orifice du corps, ou invasif de type chirurgical
  • Caractère actif ou non — un dispositif actif (électrique, motorisé) est généralement classé plus haut
  • Partie du corps concernée — système nerveux central, système cardiovasculaire central, etc. impliquent une classe plus élevée
  • Finalité — diagnostic, traitement, contraception, désinfection...

4. Ce que la classe implique pour votre dossier technique

Plus la classe est élevée, plus le dossier technique attendu par l'annexe II du MDR doit être exhaustif : description détaillée du dispositif, preuves de sécurité et de performance clinique, gestion des risques (ISO 14971), plan de surveillance après commercialisation, et notice d'utilisation conforme aux exigences générales de sécurité et de performance (annexe I).

La notice elle-même doit intégrer les pictogrammes de sécurité normalisés et respecter les mêmes exigences de rigueur documentaire que pour tout autre dispositif technique, avec en plus les mentions spécifiques exigées par le MDR (numéro UDI, coordonnées du mandataire le cas échéant).

5. Structurer votre documentation avec EVHI

EVHI propose un accompagnement pour la structuration des dossiers de dispositifs médicaux (classes I à III), avec sommaire automatique, gestion des versions et export PDF professionnel — pour garder une documentation cohérente tout au long du cycle de vie du produit, y compris lors des révisions liées au suivi clinique post-commercialisation.

FAQ

Qui décide de la classe d'un dispositif médical ?
C'est le fabricant qui procède à l'auto-classification en appliquant les règles de l'annexe VIII du MDR, sous sa propre responsabilité. En cas de doute ou de contestation, l'organisme notifié ou l'autorité compétente peut la remettre en question.
Un logiciel médical peut-il être un dispositif médical ?
Oui, un logiciel à visée diagnostique ou thérapeutique peut être qualifié de dispositif médical et classé selon des règles spécifiques (règle 11 du MDR), souvent en classe IIa ou supérieure selon les décisions qu'il influence.
Que se passe-t-il si je change la classe de mon dispositif suite à une évolution produit ?
Toute modification substantielle peut entraîner une réévaluation de la classe et donc de la procédure de certification à suivre — d'où l'importance d'un dossier technique à jour et versionné à chaque évolution.
La classe I nécessite-t-elle un organisme notifié ?
Généralement non, sauf si le dispositif de classe I a une fonction de mesurage, est fourni à l'état stérile, ou est réutilisable chirurgical — ces sous-catégories nécessitent l'intervention d'un organisme notifié sur des aspects spécifiques.

Structurez votre dossier technique MDR

Sommaire automatique, versioning, export PDF — pour un dossier technique cohérent du premier dépôt aux révisions post-commercialisation.

Essayer gratuitement →Voir les tarifs
👩‍💼
Besoin d'un expert à vos côtés ?
EVHI propose aussi des services de rédaction technique par des professionnels. Idéal pour les projets complexes ou les délais serrés.
Découvrir les services EVHI →